Au bord du lac

Pendant que M. O. randonne dans les hautes montagnes nous avons profité de la maison qui roule louée pour quelques jours et nous avons dormi au bord d'un des plus grands lacs de France, à la pointe tout en haut, pour prendre le sentier réservé à ceux qui n'ont pas 4 roues et nous étaler sur une petite plage rien que pour nous. L'excitation était au rendez-vous du côté des schtroumpfs, et de mon côté un peu de stress de faire ça avec moi seule comme adulte, accompagnée de ma tête en l'air et de mon étourderie, tout particulièrement difficiles à contrôler ces dernières semaines (ces derniers mois?)...
C'était beau, et agréable... Nous serions bien restés un peu plus s'il n'y avait pas l'autre contrée à découvrir...







Muse

Je me souviens encore de leur premier album. Il retentissait dans le couloir du JPS à la grande époque du JPS. Il était incroyable cet album. Celui d'après aussi. Les autres moins, voire pas du tout ; ils sont depuis devenus un "groupe à stade", comme dit l'ami qui est nouvellement devenu "maîtresse" ;  mais quand même... 
Comme c'était fin juin et que je l'avais bien mérité, comme ça n'arrivera pas tous les quatre matins qu'ils passent si près, comme je ne pouvais quand même pas louper ça... J'ai pris mon caddie, j'ai fait la route au cas où je trouverai une place encore à vendre sur place et je les ai vus. Yep. J'ai vu Muse en concert, juste pour le plaisir de la nostalgie de la grande époque du JPS.






Juin

Juin tourbillon... Des fêtes de fin de trop de choses, des grèves qui n'en finissent pas et l'organisation à repenser au dernier moment, la meilleure des PH qui s'en va après 10 ans et les gens qui ne se rendent pas compte que la vie dans le couloir coloré sera moins facile avec celle qui arrive, le grand chef qui fait l'intérim entre les deux et qui n'accorde d'importance qu'à ce que certains disent, les journées où tout s'enchaîne, où même manger devient une option, les kilomètres de déplacement, l'invasion au jardin, la tension qui ne reste plus à la porte... 
Juin comme une hécatombe, les maladies, les malaises, les décès...
Alors pour forcer mon cerveau à regarder le reste... Les quelques éclaircies, rares mais précieuses, la journée au parc avec les copains, la frangine, le frangin dans sa ferme d'avant, une journée photo, les pieds nus dans le sable, les rires des enfants, les bulles de savon dans le jardin, la fin du mois bientôt... Une photo du ciel...


Air

Là-bas, avec tout cet espace, même les cris de ralliement de l'équipe d'aventuriers sont moins oppressant. Et pendant qu'ils partent à la découverte de l'infini des possibles dans cet endroit là, je flâne dans la grande prairie et dans le sous-bois, je débusque les graines des fleurs pour tenter une colonisation du tout petit jardin, je fais des ovations quand la plus petite - qui ne monte pas encore sur les piles de bois - veut bien faire un son qui pourrait bien ressembler à quelque chose de connu et je prends quelques clichés en souvenir de cette douce journée.





17 ans...

Parce que Sciamma a participé et que pour une fois il n'était pas question d'adolescentes... Et c'était tellement beau, tellement juste. Après une journée en maison centrale, une belle bulle d'oxygène avec plein d'émotions dedans.




Non, là quand même ce n'est pas possible...

Pas l'ombre d'un article ou d'une photo ici de tout l'hiver... Bien. 
Ne pas vous avoir montré les vieilles pierres de la maison centrale, ni le camaïeu de vert des volets dans les rues désertes, d'accord. Ne pas avoir partagé les photos des cousettes, d'accord. Ne pas avoir parlé de toutes ces histoires de femmes ou pas de femmes vues au cinéma, du concert du groupe préféré, des étoiles dans les yeux devant le cirque poussière, d'accord. Ne pas vous avoir montré le soleil qui pointe derrière la montagne enneigée et les petits oursons fraîchement décorés, d'accord. Ne pas vous avoir parlé des couloirs colorés, de l'endroit plus tout à fait nouveau, des nouvelles formations ici, là bas, ailleurs, d'accord. Ne pas avoir parlé des larmes pour les 90 ans où nous étions que nous, des larmes pour les familles qui se déchirent, de la belle orchidée des cousins qui manquent un peu quand même, des 6 bougies de la miss, d'accord, d'accord.
Mais ne pas vous montrer les fleurs du cerisier, même si pour cette année le fond manque un peu de bleu, ça, ce n'est pas possible. Non. 






Et une merveilleuse illusion, comme un rêve éveillé...

...Celle d'une migration prise au vol, juste avant la reprise. La reprise que l'on va prendre, je le sens, un peu à reculons....
Une virée pour voir les félins, les gibbons et les loutres... Du rab de soleil, pieds nus dans l'herbe ou sur la balançoire... Les bogues qui piquent un peu les doigts, des girolles qui n'en étaient peut être pas, trois p'tit tours et l'automne est déjà là...



Et du bois avec de jolies veines pour ne pas s'enfoncer dans le sable...

Au bord de l'eau, un coucher de soleil jusqu'au bout avec le clic de mon appareil comme avant sur la plage des Salines, avant... Au bord de l'eau, quelques instants d'été encore, avec du vin et de l'amitié à partager...



Je ne vais pas...

Je ne vais pas vous parler de la fin des vacances et de la rentrée tourbillon que j'ai du mal à encaisser, je ne vais pas vous parler du bonheur de n'avoir plus qu'un école dans ma tournée et de la toute nouvelle souplesse de l'autre emploi du temps de la famille qui permet de compenser l'incertitude du mien, je ne vais pas parler de la résistance des sandalettes et de l'été qui pourtant se fait la malle, je ne vais vous montrer ni les cartables tous neufs ni les noisettes ni la pile des enseignements à préparer, je ne vais pas vous parler de mon envie de fermer cet endroit, je ne vais pas parler des presque-larmes de l'ami S qui a dû encaisser bien plus grave que tous ces petits tracas... Mais nous étions là. C'était important d'être là.
Je vais juste vous montrer une photo du festival de l'été, parce que j'aime bien la photo rituelle du festival de l'été et parce que depuis, des photos, je n'en ai pas trop fait...


Argelès

Définitivement les vacances en même temps que les autres c'est une épreuve difficile. Heureusement les conditions d'accueil nous ont permis d'arriver et de repartir un tout petit peu en décalé par rapport à la foule...
Nous avons tout de même bien profité de la plage à deux minutes, mangé des pastèques sucrées et juteuses, fait une jolie marche sur la route du littoral pour ne pas avoir à se garer dans Collioure et une rando peut-être un peu trop dure pour la miss, visité des châteaux d'avant, regardé avec des yeux émerveillés les souffleurs de verre, fêté deux anniversaires, ramassé des cailloux, admiré une exposition en plein air de photographes animaliers... 













**

Il siffle, il parle il chantonne ; il invente avec la miss des histoires de chevaliers, de sorciers, de romains et de personnages légendaires ; il parle encore, un peu trop fort parfois, il chantonne quand il ne sait plus ; il a les émotions à fleur de peau ou plus encore et ce n'est pas toujours "joie" qui est aux commandes ; je suis parfois inquiète pour lui, peut-être un peu trop, c'est parfois la guerre entre nous, peut-être un peu trop ; de temps en temps il veut bien faire un câlin alors on en profite ; il transformait tout en percussion alors pour sa bougie de plus il a eu un djembé et c'était le bonheur ; il collectionne des choses improbables qu'il range dans des boîtes à trésors de sa chambre ; il rassure sa petite sœur quand elle a peur de ce qui lui faisait peur avant d'y arriver ; il est heureux qu'elle soit à nouveau dans la même école que lui l'an prochain ; il a déjà des amis avec lesquels il cherche à garder le lien ; il est déterminé et ne renonce pas à ses engagements ; il parle mais surtout il ne se raconte pas ; il veut visiter les châteaux et aller marcher dans la montagne ; il est triste pour les animaux disparus et quand il sera grand il voudra protéger les espèces ; il parle et puis tout d'un coup le silence se fait : c'est qu'il dort ou qu'il lit...
Le p'tit bonhomme a eu 8 ans...


Sarah...

Avant la colo, pour le tout dernier jour de la miss à l'école maternelle, nous avons dit au revoir à Maîtresse Sarah. Un peu lunaire, un peu Miss Trelawney parfois, mais à l'écoute des enfants, de leurs particularités et de leurs différences, sensibilisant à la nature, à l'opéra, à l'art... Elle a accompagné les deux schtroumpfs et elle part à la retraite...
Elle avait un sac rouge à poids blancs... Et moi j'avais du tissus rouge à poids blancs dans ma pile...




Une famille...

Le week-end le plus long de l'année... Incontestablement... Un soleil de plomb pour l'édition 2015, dans leparc d'attraction de Tonton D.... Des batailles et de jeux d'eau pour un peu de frais et pour le plaisir de jouer surtout parce que dans cette famille là on aime bien jouer... Une antiquité qui roule encore... Une chasse aux trésors de haut vol concoctée par le plus jeune des tontons avec les jolies monos à peine passées du côté des grands... Une veillée-spectacle... Des filles et des garçons ensemble, assis en rond dans l'herbe (l'an prochain moi j'dis qu'ils iront se promener sur le chemin !)... Des taquineries d'adolescents avec un air de déjà vu parfois et des pré-adolescents qui grommellent... C'est incontestablement émouvant de les voir grandir et de se revoir quelques années avant (juste quelques années...)... Dans cette famille là...






Ils ont bien de la chance...

Moi aussi, j'aimerais bien un peu d'ennui. Un peu de farniente. Au soleil, là, ou à l'ombre de la glycine... Mais le mois de juin se prête assez peu à l'ennui et je me sens un peu à l'étroit dans mon costume de wonderwoman.
Encore 15 jours... Et puis la fin, pour quelques années, de la tournée des deux écoles, le réveil un brin plus tard mais tous les brins comptent quand il s'agit de dormir encore un peu, plus de temps libre parce que les gens qui viennent dans l'autre endroit profitent eux aussi de leur été... Encore 15 jours...