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La parenthèse s'est refermée... 
J'ai noté encore un peu chaque jour les pensées qui se bousculaient. J'ai continué ce travail minutieux démarré en septembre, pour trier mes pensées emmêlées et les ranger un peu comme dans des flacons colorés. Les ranger en fonction de l'émotion et en fonction de tous ces bouts de moi qui flanchent. Les pensées de douleur, celles de tristesse et de manque à venir, celles de colère, d'injustice et de frustration, celles d'impatience, celles d'ennui, celles de l'adaptation et du réajustement indispensable...
Face aux vagues de douleur, aux vagues de tristesse, je me suis un peu recroquevillée, égrenant en moi les perles de tendresses et d'affection que j'ai reçues au fil des jours, me réchauffant à la lumière que le phare qu'elle était a allumée en moi, faisant la liste de mes ressources et de mes forces.
Et puis j'ai arrêté d'écrire. J'ai arrêté le jour de ses 91 ans. Peut-être bien que tout était trié et qu'il ne reste plus qu'à prendre une décision sur le bout de moi à rééquilibrer en priorité. Peut-être que maintenant que tous les moteurs sont à l'arrêt il ne me reste plus qu'à reprendre mon souffle et à doucement choisir par où commencer à réajuster. 
Peut-être aussi que d'avoir ce jour là, pour la première fois, fait quelque chose d'autre pour moi que de m'occuper de mes pensées a terminé de les dénouer. Ce premier "petit" changement que j'ai mis tellement de temps à mûrir et que j'ai savouré comme un fruit sucré.
La fatigue et les émotions sont toujours là et ça pique toujours un peu parfois. Mais pour une fois, je m'accorde un peu de bienveillance et de temps... Un peu de temps, pour de toutes petites choses et de tous petits changements.

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